Le restaurant de Léandre Dubois à Nantes affichait complet six soirs par semaine. Pourtant, il a déposé le bilan en mars 2022 après seulement dix-huit mois d'activité.
Son erreur : zéro réserve de trésorerie au lancement. Chaque euro gagné partait immédiatement dans les salaires, les fournisseurs, le loyer.
Le piège de la croissance rapide
Quand sa chambre froide est tombée en panne en janvier, la réparation coûtait 3 400 euros. Léandre n'avait que 1 200 euros disponibles. Il a dû fermer quatre jours, perdant 6 800 euros de chiffre d'affaires.
Le mois suivant, un client corporate a annulé un événement de 8 600 euros prévu pour février. Sans cette rentrée attendue et sans réserve, Léandre ne pouvait plus payer ses employés.
La règle des trois mois minimum
Après avoir étudié son cas, j'ai établi qu'une réserve équivalente à trois mois de charges fixes aurait tout changé. Pour son restaurant, cela représentait 18 900 euros.
Cette somme lui aurait permis d'absorber l'imprévu de la chambre froide et de compenser l'annulation. Au lieu de fermer, il aurait continué.
La réserve de trésorerie n'est pas un luxe. C'est la différence entre survivre à un coup dur et disparaître.