Mathilde Perrin vendait des vêtements éthiques en ligne. Son budget initial prévoyait l'hébergement, les stocks, la publicité. Elle a fermé après treize mois avec 14 200 euros de pertes.

Le problème : elle n'avait pas budgétisé les frais de transaction, les retours clients, ni les frais bancaires internationaux.

Les petites lignes qui s'accumulent

Chaque vente générait 2,9% de frais Stripe plus 0,25 centimes fixes. Sur 1 840 transactions annuelles à 68 euros moyens, cela représentait 3 680 euros de frais.

Les retours produits atteignaient 22% de ses ventes. Chaque retour coûtait 8,40 euros en frais de port non remboursables. Total annuel : 2 840 euros.

Ses fournisseurs portugais facturaient en euros, mais sa banque prélevait 1,8% de frais de change sur chaque virement. Sur 38 600 euros d'achats annuels : 695 euros perdus.

Le vrai coût d'une vente

Mathilde calculait sa marge sur le prix de vente moins le prix d'achat. Elle ignorait que chaque article vendu 68 euros lui coûtait réellement 12,60 euros en frais annexes.

Quand j'ai reconstruit son budget avec tous les coûts réels, sa marge brute de 34% tombait à 15%. Insuffisant pour couvrir ses charges fixes de 1 890 euros mensuels.

Un budget complet intègre chaque centime qui sort. Sinon, vous pilotez avec des chiffres faux.